Le Directeur du DESUFOP, l’Assistant Exécutif et l’équipe du Programme d’Innovation et de Redynamisation Pédagogique (PIRP) du DESUFOP de Douala, ainsi que les 12 Inspecteurs Régionaux de l’Enseignement Maternel et Primaire (IREMP) accompagnés de leurs points focaux des écoles de l’Église Évangélique du Cameroun (EEC), sont arrivés au Centre Polyvalent de Formation (CPF) de Mbouo-Bandjoun, dans la Région de l’Ouest du Cameroun, le 24 Aout 2026. Cette démarche a été entreprise dans le cadre de l’atelier de recyclage du PIRP sur les modules 2 et 3. Le thème de l’atelier était centré sur : « Les méthodes de facilitation d’apprentissage actives et participatives et la conception et la planification de l’enseignement actif et participatif de manière efficace et créative. »

C’est par un discours d’ouverture solennel adressé par le Directeur du DESUFOP, M. TASSE LOUOKDOM MATTHIEU aux participant qui ouvre la session de travail ; il émet ses souhaits que cet atelier soit un outil puissant de renforcement des capacités et que ceci les permettra de s’enraciner davantage sur les contenus de ladite formation. Le ton était ainsi donné : il ne s’agissait pas seulement de revisiter des contenus déjà étudiés, mais surtout de transformer progressivement les pratiques pédagogiques dans les écoles de l’EEC.
L’atelier a été conçu dans un espace d’apprentissage pratique, actif et participatif. À travers un test initial, des activités de connaissance mutuelle, l’élaboration collective des règles de fonctionnement et la répartition de différentes responsabilités entre les participants, les inspecteurs et points focaux ont vécu concrètement les méthodes qu’ils seront appelés à promouvoir dans leurs écoles. Cette organisation participative a également permis de démontrer que l’implication des apprenants favorise la responsabilité, la collaboration, le respect des autres et le développement des compétences de vie.
Au cœur des travaux se trouvait une question essentielle : qu’est-ce qu’une bonne leçon ? Les participants ont été amenés à réfléchir ensemble à la préparation et à la planification d’un enseignement de qualité, avant de concevoir eux-mêmes des leçons adaptées aux différents niveaux de l’enseignement maternel et primaire. À travers les simulations, ils ont approfondi les différentes étapes de la leçon, depuis l’éveil et la motivation jusqu’à la découverte, l’analyse, la synthèse, l’évaluation et les activités d’intégration. Une conviction s’est progressivement imposée : l’élève doit être placé au centre du processus d’apprentissage, tandis que l’enseignant devient davantage un guide, un facilitateur et un accompagnateur.

Les journées suivantes ont permis de comparer concrètement la méthode magistrale à la méthode participative. Les simulations ont montré qu’un apprentissage durable ne peut reposer uniquement sur les explications de l’enseignant. Les apprenants doivent pouvoir lire, réfléchir, discuter, écrire, pratiquer, expérimenter et appliquer leurs connaissances. Le travail individuel, la collaboration entre pairs, le travail de groupe, les jeux éducatifs, les jeux de rôles et les activités de mouvement ont ainsi été présentés comme des moyens de rendre les apprentissages plus vivants et plus significatifs.
L’atelier a également accordé une place importante à la pédagogie de projet. À travers le dialogue, la participation, l’action et la présentation des résultats, les participants ont exploré des projets pouvant relier plusieurs disciplines scolaires ou s’appuyer sur des activités concrètes de la vie de l’école et de son environnement. L’objectif était de permettre aux élèves de comprendre l’utilité de leurs apprentissages et de mobiliser leurs connaissances pour répondre à des situations réelles.
Les restitutions quotidiennes, présentées de manière créative sous forme d’émissions radiophoniques, d’appels téléphoniques et de scènes théâtrales, ont elles-mêmes illustré la richesse des approches participatives. Au terme des travaux, les participants ont retenu la nécessité de réduire les interventions orales excessives de l’enseignant, d’encourager la réflexion individuelle, de favoriser l’autonomie et l’auto-correction, d’éviter les reproches publics et de créer davantage de situations dans lesquelles l’apprenant découvre et construit lui-même ses connaissances.
L’atelier de recyclage du PIRP sur les modules 2 et 3, tenu du 24 au 28 août 2026 au Centre Polyvalent de Formation de Mbouo-Bandjoun, s’est ainsi achevé avec une perspective claire : la véritable réussite de la formation se mesurera dans les salles de classe. Les inspecteurs et points focaux ont désormais la responsabilité de former les enseignants, d’accompagner l’évolution de leurs pratiques et de veiller à la mise en œuvre des projets conçus pendant l’atelier.
À travers cette dynamique, le PIRP poursuit son ambition de contribuer à une école où l’apprenant n’est plus un simple récepteur de connaissances, mais devient progressivement un acteur autonome, responsable, créatif et engagé dans son propre apprentissage.
Rédigé par Beri Tankwa