
Du 08 au 10 avril 2026, le Centre Polyvalent de Formation (CPF) de Mbouo Bandjoun, dans la région synodale du Koung-Khi, a servi de cadre à un séminaire de renforcement des capacités axé sur la rédaction des documents administratifs.
La cérémonie d’ouverture a donné le ton par une méditation conduite par la Révérende MOUAFO GERTRUDE épse KEGAM, Aumônière du CPF. Elle a commencé par l’exécution du SAF 555 suivi de la lecture du texte de l’Evangile de Jean au chapitre 20 du verset 24 à 31. Le texte relate la deuxième apparition de Jésus à ses disciples cette fois ci en présence de Thomas qui n’a pas voulu se contenter du compte rendu de ses confrères au sujet de la résurrection de leur maître, mais, a voulu les preuves de leurs allégations. Il a voulu voir ses mains avec la marque des clous ainsi que son côté et y mettre sa main pour croire. L’oratrice fait remarquer que cette attitude de Thomas n’est pas à reprocher, mais devrait nous amener à comprendre la nécessité de laisser des traces (écrits, signes) permettant à la génération montante d’avoir les fondements solides pour bâtir l’avenir. De même la rédaction des actes administratifs permet de faire la lumière sur la vie des structures, de laisser des traces de nos actions et de rendre service aux usagers. Elle doit se faire avec rigueur et objectivité pour ne pas devenir des obstacles bureaucratiques, mais des outils qui éclairent et facilitent la compréhension de la vie de l’institution, la marche et l’épanouissement de nos écoles. Comme Jean a écrit (v31) afin que nous croyions et qu’en croyant nous soyons sauvés, les écrits dans nos structures doivent permettre la continuité et la survie de la structure. Bien conçu, précis et authentique, un document est comme les cicatrices de Jésus, preuve de vérité qui apporte la paix.
Présidée par le 2ᵉ Vice-Président de l’Église Évangélique du Cameroun chargé de la coordination nationale des œuvres, l’Ancien d’Église BAUNI KAMGA Pascal, dans son allocution d’ouverture , il a exhorté les participants à s’approprier les mécanismes de la science administrative, soulignant qu’une administration rigoureuse constitue un levier essentiel pour la crédibilité et l’efficacité des structures.
Directeurs et Principaux d’établissements scolaires, cadres des services centraux du DESUFOP ainsi que plusieurs invités spéciaux ont pris part à cette session, parmi lesquels le Président du Conseil National de l’Enseignement, l’Ancien d’Église Jean Us TCHINDA. À leur arrivée, les participants ont été accueillis par le Révérend Philippe NGUETE, premier responsable de la région synodale.

Durant trois jours, les travaux ont alterné entre exposés théoriques et exercices pratiques. Les séminaristes ont été formés aux fondamentaux de la rédaction administrative, notamment la lettre administrative sous ses différentes formes, la note de service, la note administrative, ainsi que les techniques de rédaction de comptes rendus (chronologique, synthétique et synoptique). Les modules sur le rapport et le procès-verbal ont également permis d’approfondir les compétences, avec des cas pratiques à l’appui.
À travers cette initiative, l’objectif était clair : harmoniser les pratiques rédactionnelles au sein des établissements et services, limiter les erreurs administratives et améliorer la qualité des écrits professionnels. Au terme des travaux, les participants repartent mieux outillés, porteurs de modèles et de méthodes qu’ils entendent implémenter dans leurs différents milieux de travail.
Le séminaire s’achève par une cérémonie de clôture dans laquelle, le Deuxième Vice-Président chargé des œuvres l’Ancien d’Eglise BAUNI KAMGA Pascal exprime ses remerciements à l’ensemble des participant.e.s. plus particulièrement au Président National des enseignements pour cette initiative bénéfique qui vient renforcer les capacités rédactionnelles administrativess des chefs des structures scolaires de l’enseignement de l’Eglise Evangélique du Cameroun. Après la phase des allocutions, suivra la remise des attestations de participations et le mot de clôture solennelle du séminaire.
Rédigé par Yves Armand PECK